L'entreprise française d'intelligence artificielle Mistral prévoit de dépasser un milliard d'euros de revenus d'ici la fin de l'année. Le cofondateur Arthur Mensch a annoncé jeudi à Davos que la société envisage également des acquisitions, alors que les leaders européens s'inquiètent de leur dépendance numérique face aux États-Unis.
Arthur Mensch a déclaré à Bloomberg TV : «Nous devrions dépasser un milliard d'ici la fin de l'année.» Pour financer sa stratégie de croissance, Mistral prévoit un milliard d'euros de dépenses d'investissement dédiées à d'éventuelles acquisitions. «Nous sommes en train de regarder quelques opportunités», a précisé le cofondateur, sans détailler les domaines ou zones géographiques visés.
La startup française avait levé 1,7 milliard d'euros en septembre dernier, une opération qui l'avait valorisée à 11,7 milliards d'euros. Le géant technologique néerlandais ASML était entré à son capital lors de cette levée de fonds.
Champion européen de l'IA
Mistral se positionne comme le fer de lance européen face aux géants américains de l'intelligence artificielle. La question de la souveraineté numérique préoccupe fortement les dirigeants européens présents au Forum économique mondial, dans un contexte de tensions géopolitiques accrues entre le Vieux Continent et le président Donald Trump autour du Groenland.
Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission chargée des Affaires numériques, a souligné jeudi lors d'une table ronde à Davos : «Il est extręmement important de ne pas ętre dépendant d'un pays ou d'une entreprise pour des secteurs très critiques de notre économie ou notre société.»
Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).










